Archive for April, 2010

Printemps

Monday, April 19th, 2010

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It is April in Paris and I am a cliché, having become part of one of those couples in the metro that I used to hate on, holding hands and snuggling and disgustingly happy. (I used to wish that I could, for once, see a couple fight on the street, since you really can’t walk 50 meters here without seeing some couple making out. Then I did see a fight, and it made me extremely uncomfortable.) In any event, all this cheerfulness – the sunshine, the lovely apartment, the contented cat, the awesome team, the fantastic dinners every night – makes for one uplifting mix. (Jónsi helps, too.) Lots of stuff from Pretty Much Amazing, Aaron’s blog, and the usual sources. Oh and Drew. Whom I miss dearly.

  1. Go do by Jónsi
  2. Rocket by Goldfrapp
  3. I Am Not A Robot (Passion Pit Remix) by Marina and the Diamonds
  4. Crave You by Flight Facilities
  5. It’s Fun To Smoke Dust (Queen vs. Pastor Gary Greenwald vs. Midfield General) by Lobsterdust
  6. Window Seat by Erykah Badu
  7. Generator ^ Second Floor by Freelance Whales
  8. All to All by Broken Social Scene
  9. Something Good Can Work (Ted & Francis Remix) by Two Door Cinema Club
  10. Pieces of You by Wolf Gang
  11. Fixed by Stars
  12. Afraid of Everyone by The National
  13. Last Call by Elliott Smith
  14. Boy Lilikoi by Jónsi
  15. I Am Not A Robot by Marina and the Diamonds

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36, rue Broca

Tuesday, April 6th, 2010

Broca

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La rue Broca n’est pas une rue comme les autres. Si vous prenez un plan de Paris, vous verrez – ou vous croirez voir – que la rue Pascal et la rue Broca coupent à angle droit le boulevard de Port-Royal. Si, confiants dans cette indication, vous prenez votre voiture et enfilez ledit boulevard en espérant tourner dans l’une ou l’autre de ces rues, vous pourrez cent fois de suite faire la navette entre l’Observatoire et les Gobelins vous ne les trouverez pas.

La rue Broca, la rue Pascal sont donc des mythes? me direz-vous. Que non! Elles existent bel et bien… la rue Broca, comme la rue Pascal, est une dépression, une rainure, une plongée dans le sub-espace à trois dimensions.

Maintenant, laissons de côté la rue Pascal, qui est trop droite, trop large, trop courte aussi pour pouvoir accrocher le mystère, et parlons de la rue Broca seule.

Cette rue est courbe, étroite, tortueuse et encaissée. De par l’anomalie spatiale que je viens de signaler, bien qu’à chacune de ses extrémités elle débouche sur Paris, elle n’est pas tout à fait Paris. Peu éloignée, mais sur un autre plan, souterraine en plein air, elle constitue, à elle seule, comme un petit village. Pour les gens qui l’habitent, cela crée un climat tout à fait spécial.

– Pierre Gripari, La socière de la rue Mouffetard